Pour bien réussir une Chandeleur il faut un 2 février où juste avant l’aube on sait déjà, parce que tout l’annonce, que ce jour a rendez-vous avec la beauté du monde. Le ciel doit tout du long être d’un bleu claquant comme le froid sec qui inonde la campagne. Le soleil doit diffuser toute l’ample clarté, en être son principe.
Pour bien réussir une Chandeleur il faut encore pouvoir entendre les oiseux dont le chant annonce désormais avec ferveur le renouveau de la terre.
Alors, si toutes ces conditions sont réunies, la Chandeleur, fête des Lumières et de la purification peut se dérouler comme le veut la tradition chrétienne et en accord avec la nature qui termine son cycle d’hibernation.
L’enfant Jésus, celui qui est né de la vierge Marie dans une étable de Bethléem quarante jours plus tôt, celui que les rois Mages sont venus adorer , celui-là même que Joseph a humblement ramené en Galilée dans sa maison qui sent la sciure de bois; cet enfant est présenté ce jour-là au Temple de Jérusalem dans le respect de la prescription de la Loi juive qui dit que « Tout mâle premier né sera consacré au Seigneur » et le vieillard Syméon qui l’accueille salue en lui la Lumière des Nations.
Ce jour-là, celui des Lumières et des jours qui viennent prendre le pas sur la nuit, annonce un grand basculement. Le petit être dans les bras de sa mère est venu au monde pour le sauver, à l’âge d’homme il lui proposera une nouvelle alliance, celle de l’Amour, et Syméon le sait.
Ce dimanche 2 février de l’an de grâce 2025 la Chandeleur fut réellement accomplie, la nature était au diapason de la fête chrétienne et la cathédrale Saint front comme toutes les églises de la campagne Périgourdine irradiaient dans la belle clarté d’un jour si pur. À l’unisson elles chantaient un chant nouveau, celui de l’Alliance nouvelle et éternelle.
C’est ainsi que les fêtes qui nous rassemblent renouvellent notre ferveur et nous font vivre notre foi dans le creuset d’une piété venus du fond des âges.
Martine Noverraz