3 Janvier – Bienheureux Alain de Solminihac, évêque
Né au château de Belet, près de Périgueux, le 25 Novembre 1593, Alain reçut très jeune la charge de gouverner l’Abbaye de Chancelade et entreprit la réforme de son abbaye et de toute la Congrégation dite de Chancelade.
Nommé évêque de Cahors en 1636, il gouverna son diocèse avec un grand zèle pastoral, appliquant les décrets du Concile de Trente et en suivant les exemples de Saint Charles Borromée.
Il mourut à Mercuès, près de Cahors, le 31 Décembre 1659 et fut déclaré bienheureux en 1981, par le Pape Jean-Paul II.
6 Janvier – Saint Pierre Thomas, évêque
Fils d’un simple serf du Périgord-Noir, il naquit dans la commune de Salles de Belvès, en 1305, près de Cadouin.
Entré dans l’ordre des Carmes, il prononça ses vœux monastiques au carmel de Bergerac, en 1328. Conseiller théologique auprès de la Curie, en Avignon, il est élevé à l’épiscopat en 1954 et gouvernera plusieurs diocèses en Sicile et en Crète. Il devint patriarche latin de Constantinople, en juillet 1364.
Au cours des nombreuses missions qui lui furent confiées, il travailla au retour des orthodoxes à l’unité de l’Eglise et négocia en vain une union entre le Pape et l’empereur jean V Paléologue, en avril 1357. Blessé au siège d’Alexandrie au cours d’une croisade qu’il conduisait avec le cardinal périgourdin, Elie de Talleyrand, il mourut à Famagouste, dans l’île de Chypre, le 6 janvier 1366.
22 Janvier – Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade, prêtre
Né à Périgueux, à l’ombre de la cathédrale, le 8 Avril 1761, Guillaume-Joseph était le dernier d’une famille de treize enfants. Ordonné prêtre en 1785, il est nommé professeur au séminaire de Mussidan.
Son refus de prêter serment à la Constitution civile du Clergé l’oblige à se réfugier à Bordeaux où il exerce son ministère clandestinement sous plusieurs déguisement et souvent au péril de sa vie, avant de s’exiler en Espagne.
De retour à Bordeaux, il fondera les «Filles de Marie» et la «Société de Marie» que le pape approuvera en 1839.
Mort d’épuisement à Bordeaux, le 22 janvier 1850, il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, le 3 Septembre 2000.
20 Avril – Saint Géraud de Sales, diacre, moine
Né à Sales, en Périgord Noir, vers 1050, il fut d’abord chanoine régulier au monastère de Saint Avit-Sénieur où il reçut les ordres mineurs et le diaconat. Il refusa la prêtrise par humilité.
Il choisit ensuite la vie érémitique et fonda une quinzaine de monastères, notamment à Cadouin et à Dalon en Périgord, à Tusson et à Bars en Angoumois.
Il mourut le 20 avril 1120, dans l’abbaye de Châtellerault qu’il avait également fondée dans le diocèse de Poitiers.
5 Mai – Saint Sacerdos, évêque et patron de la ville de Sarlat
Né en Aquitaine dans la première moitié du VIII° siècle, Sacerdos releva les ruines de l’abbaye de Calabre, entre Quercy et Périgord, et y restaura la vie monastique. Elevé à l’épiscopat, il administra l’Eglise de Limoges.
Il mourut le 5 mai et fut enseveli dans l’abbaye de Calabre. Son corps fut ensuite transféré dans la cathédrale de Sarlat dont il est devenu le saint patron. Le peuple chrétien associa très rapidement au culte de Saint Sacerdos celui de sa mère Sainte Mondane.
30 Mai – Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation, vierge
Née à Nojals, près de Beaumont-en-Périgord, le 23 mai 1878, Jeanne-Germaine Castang est la cinquième enfant d’une famille de onze enfants. Le 12 juin 1896, elle est admise chez les clarisses de Talence, et prend le nom de Soeur Marie-Céline de la Présentation.
Le 21 novembre de la même année, au soir même de sa prise d’habit au monastère de Talence, elle est prise d’un étrange malaise. Quelques mois suffiront à emporter la jeune religieuse qui durant sa maladie va vivre un immense bouleversement spirituel.
Le 30 mai 1897, rongée par la tuberculose, elle meurt à Talence après avoir prononcé ses vœux définitifs.
Elle a été béatifiée, en la cathédrale Saint-André de Bordeaux, le 16 septembre 2007, sous le pontificat du pape Benoît XVI.
1er Juillet – Les Saints moines et abbés du Périgord
Durant plusieurs siècles, le Périgord fut illustré par une pléiade de saints qui embrassèrent la vie érémitique et fondèrent, ici et là, de nombreux monastères.
Certains de ses abbés furent célèbres, comme saint Cybard, saint Cyprien, saint Avit, saint Astier et saint Aquilin. L’Eglise de Périgueux les rassemble pour les célébrer dans une même mémoire.
Aujourd’hui, trois d’entre eux, saint Sour, saint Amand et saint Vast sont devenus les patrons de la nouvelle paroisse des «Trois ermites en Terrassonnais».
18 Août – Les Bienheureux Martyrs des pontons de Rochefort
Trois prêtres périgourdins ont été déportés à Rochefort et à l’Ile Madame, pendant la Terreur. Ils sont comptés au nombre des 64 «martyrs» des Pontons de Rochefort, béatifiés en 1995 par le pape Jean-Paul II :
- Elie Leymarie de Laroche – Né le 8 janvier 1758, dans la commune d’Annesse et Beaulieu, près de Périgueux, il refuse de prêter le serment de Liberté-Egalité en 1792.
Déporté à Rochefort, en 1784, il est débarqué sur l’Ile Madame où il meurt le 22 Août de la même année. - François Mayaudon – Né le 4 Mai 1739, à Terrasson, il est ordonné prêtre en 1763. Vicaire général du diocèse de Saint-Brieuc puis du diocèse de Soissons.
Retiré dans sa famille en Périgord, au moment de la Révolution, il refuse de prêter le serment de la Constitution Civile du Clergé. - Antoine Auriel – Né le 19 Avril 1764 dans la paroisse de saint Mondane, alors rattachée au diocèse de Cahors, il est ordonné prêtre en 1790 par l’évêque de Tulle, il devient vicaire de Calviac et Sainte Mondane.
Emprisonné en Avril 1792 par ordre du tribunal de Sarlat pour avoir marié des couples déjà mariés par un prêtre constitutionnel, il sera déporté à Rochefort.
Embarqué sur «Les Deux Associés», il meurt sur ce ponton, le II juin 1794. Son corps est inhumé à l’île d’Aix.
2 Septembre – Les Bienheureux Martyrs de Septembre
- Le Bx. Jean-Marie du Lau
Archevêque d’Arles, de 1775 à 1792, est né à Biras, dans le diocèse de Périgueux.
Ayant refusé la Constitution Civile du Clergé, il fut emprisonné au couvent des Carmes, à Paris au mois d’août 1792. Il y fut massacré avec d’autres prêtres périgourdins, le 2 Septembre : Guillaume Delfaud, Henri Foucauld de Pontriand, François de Lubersac, et Armand Chapt de Rastignac.
Le pape Pie XI les a béatifiés le 17 Octobre 1926. - Guillaume Delfaud – Né le 5 Avril 1733, à l’Estang de Lol, paroisse de Daglan, il entrera dans la Compagnie de Jésus qu’il quitte en février 1762, à la veille de sa dissolution pour entrer dans le clergé diocésain. Professeur au Grand-Séminaire de Sarlat, il est nommé, en 1770, curé-archiprêtre de Daglan.
Elu député du clergé du Périgord aux Etats Généraux en 1789, Il siège à cette assemblée jusqu’en 1791, année au cours de laquelle il est arrêté en même temps que 190 évêques et prêtres pour avoir refusé de prêter le serment à la Constitution Civile du Clergé. Il sera massacré avec ces compagnons de captivité, le 2 Septembre 1792, à la « prison » des Carmes. - Henri Foucauld de Pontriand – Né à Celles, le 24 Novembre 1751, il est vicaire général de son cousin Mgr Jean-Marie du Lau et abbé commendataire de Solignac, en 1787. Il ne paraît pas avoir résidé en Périgord à aucun moment de la Révolution.
- François de Lubersac – Né le 10 janvier 1729, à La Forge de Mavaleix, il est fils de messire Pierre, seigneur de St.-Germain et d’Elisabeth de Garaboeuf Il a été vicaire général de Mgr. François de Narbonne, évêque de Gap, et aumônier de Mesdames Victoire et Sophie de France.
- Armand Chapt de Rastignac – Né le 1° Octobre 1727, au château de Laxion, à Corgnac. Vicaire général d’Arles et abbé commendataire de St. Mesmin (Loiret), il est député du baillage d’Orléans aux Etats Généraux.
27 Septembre – Saint Vincent de Paul, prêtre
Monsieur Vincent n’est pas originaire du Périgord, mais on ne peut passer sous silence que c’est à Château-l’Evêque, alors petit hameau de la paroisse de Preyssac-d’Agonac où les évêques de Périgueux avaient leur résidence, qu’il fut ordonné prêtre, le 23 Septembre 1600, par Mgr. François de Bourdeille.
En 1650, Monseigneur Philibert de Brandon, évêque de Périgueux (1648-1652), qui vient d’approuver la fondation de la Congrégation de Sainte-Marthe, demande à Monsieur Vincent dont il est l’ami de lui envoyer des formateurs pour ouvrir un Grand-Séminaire dans son diocèse.
C’est encore à Château l’Evêque, dans la chapelle des Filles de la Charité, que trouvèrent refuge, en 1940, les restes de Saint Vincent que la Congrégation de la Mission avait décidé de mettre en sureté pendant l’occupation de Paris.
25 Octobre – Saint Front, évêque
Fondateur du diocèse. Patron de la ville et du diocèse de Périgueux.
Bien qu’aucun document ne permette de préciser l’époque où il a vécu et le lieu de sa naissance, une tradition très ancienne donne Saint Front comme l’apôtre du Périgord et le premier évêque de Périgueux.
On raconte que ce juif aurait été désigné par le Christ pour devenir l’un des disciples, et aurait été baptisé par l’apôtre Pierre.
Son culte fut instauré sur sa tombe au Puy-Saint-Front, et son tombeau devint un lieu de dévotion et de pélerinage, sur la route de Compostelle, jusqu’au XVIème siècle. Le tombeau et les reliques de Saint Front furent saccagés dans la tourmente des guerres de religions qui ravagèrent la région.
1er Décembre – Saint Charles de Foucauld, prêtre
Charles de Foucauld est né à Strasbourg, le 15 septembre 1858, d’une famille périgourdine. Orphelin à six ans, il intègre Saint-Cyr en 1876 et s’éloigne progressivement de la foi.
Au cours d’une périlleuse mission au Maroc (1883-1884), le témoignage de foi des musulmans réveille en lui la question de Dieu : « Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse ». Ordonné prêtre à Viviers, il rejoint le Sahara pour y vivre parmi les Touaregs du Hoggar. Il y sera assassiné le 1° décembre 1916. Il sera béatifié par le Pape Benoît XVI, le 13 novembre 2005.
Entre sa conversion et sa mort à Tamanrasset, il effectue quatre retour en France qui sont à chaque fois des occasions de se rapprocher de sa famille installée en Périgord. En 1901, il vient se recueillir à Saint-Pierre-de-Chignac, près de Périgueux, où reposent, sous les dalles de l’église, les plus lointains de ses ancêtres. En 1913, il rejoint le château familial de Lembras, près de Bergerac. Et l’année suivante, en 1914, il est de retour pour la confirmation de ses cousins au château de Bridoire.