Faces of Blues

Spiritual, Gospel & Blues “L’œuvre de dieu, la part du diable”- Suite et fin

Après avoir étudié la riche histoire du Spiritual et du Gospel, nous nous penchons aujourd’hui sur celle du Blues, qualifiée, un peu vite, de musique du Diable… Nous verrons qu’elle est complémentaire du Gospel, comme les deux faces d’une même pièce de monnaie…

Dans le dernier numéro, nous nous sommes penchés sur l’histoire de la musique noire “sacrée”. La culture africaine a su, malgré deux siècles d’esclavage se transformer et évoluer au contact de la culture des colons britanniques, devenus américains par la suite. Avec le développement des Églises Baptistes et Méthodistes noires favorisé par le phénomène du “Grand Réveil” religieux du début du XIXème siècle, ce syncrétisme a donné naissance au Spiritual dans un premier temps puis au Gospel à partir des années 1930…

Nous avons vu aussi comment cette musique a imprégné l’âme de l’Amérique, la soutenant dans ses moments de lutte.
À ce titre, l’émotion suscitée par la disparition d’Aretha Franklin est révélatrice de l’influence de ce qu’on nomme aussi souvent la musique Soul, de l’âme…

“Le Chant du désespoir”

Blues et Gospel ont beaucoup en commun. Leur origine, pour commencer. En effet ce sont ces rythmes venus d’Afrique, scandés dans les champs de coton durant le travail, les Work-Songs, qui ont aussi donné naissance aux howlers, des chants individuels qui étaient entonnés lors des travaux des champs.

Comme pour le Spiritual, il faut replacer la naissance du Blues dans un contexte historique, celui de l’après Guerre de Sécession. L’esclavage aboli en 1865 ne résout pas par magie la situation des noirs américains, elle l’empire même sous certains aspects. Durant l’esclavage, tout ce que les esclaves avaient le droit de faire, ou de ne pas faire, plus précisément, était inscrit dans le “code noir”. Du jour au lendemain, l’existence de ces milliers d’anciens esclaves a été bouleversée.

La “différence” était qu’ils percevaient un salaire, parfois dans une monnaie qui n’avait cours que dans la plantation, leur ôtant ainsi toute velléité de départ…

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