En ces jours d’automne où l’on parle d’écologie, après le « mois vert » de septembre dernier, et alors que la COP 30 se déroulera au Brésil du 10 au 21 novembre, voici un livre sur le bouleversement climatique spécialement adressé aux chrétiens.
L’auteur, décédé en 2022, est Bruno Latour, philosophe, anthropologue et sociologue des sciences, qui a été professeur à l’École des Mines de Paris et à Sciences Po. Ses travaux en ont fait une figure mondiale de la pensée écologique.
Ce livre, intitulé « Qui perd la terre, perd son âme », propose quatre interpellations adressées aux chrétiens sur le sort de la Terre et de l’humanité.
Bruno Latour y supplie les chrétiens de vaincre leur désintérêt pour les « choses terrestres » et de profiter de la nouvelle image du monde induite par les sciences du système Terre pour reprendre à neuf la prédication de l’Évangile ; car c’est bien le salut qui est l’enjeu ultime des dévastations de notre planète. La dignité d’une vie humaine suppose qu’elle soit vécue dans la condition terrestre pleinement assumée.
Voici, venant de Bruno Latour, un appel tout empreint de sagesse et de cette espérance que diffuse la fréquentation des questions cruciales. Voici concentrées cinquante années de recherche, d’enseignement, de publications et de création artistique.
Un petit livre par le nombre de pages, mais qui réunit théologie, anthropologie et cosmologie.
J.-C. Peteytas, diacre

« Qui perd la terre, perd son âme »
Bruno Latour
Éditions Balland – 13 €