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Du changement à la direction des pèlerinages diocésains

Odile et Claude Bailly sont les nouveaux responsables du Service diocésain des pèlerinages. Nous les avons rencontrés avec Marie-Agnès Delgorgue dont ils prennent la suite (voir pages précédentes) ils nous ont confié les raisons qui les ont amenés à accepter cette charge.

Pouvez-vous vous présenter ?

Odile Bailly – Je m’appelle Odile Bailly, je suis pharmacienne de profession, nous avons 4 enfants et 12 petits-enfants. Au moment où Marie-Agnès souhaite s’arrêter pour raisons familiales, nous prenons le relais. Nous avons un peu hésité, car nous savons que nous nous engageons sur plusieurs années. Nous nous demandions si nous n’étions pas en “limite d’âge” (rires). On va essayer de réussir à tout concilier. Nous habitons Eymet. Le lien avec les autres services est peut-être plus simple si nous nous rencontrons plus régulièrement, nous allons voir comment faire cela.

Claude Bailly – Je m’appelle Claude et je serai l’adjoint d’Odile, je ferai de mon mieux pour quelle se sente le plus à l’aise possible. Comme j’assure la comptabilité dans la paroisse, c’est un rôle que je tiendrai assez naturellement dans le service. Outre la comptabilité de la paroisse j’y fais de l’animation des liturgies, je suis retraité, ancien ingénieur des eaux et forêts. Les ambitions que nous pouvons avoir dans notre future mission c’est, compte-tenu des résultats enregistrés par Marie-Agnès avec le pèlerinage de l’hospitalité, c’est de faire en sorte que ce service puisse s’ouvrir au plus grand nombre possible. Une plus grande participation permettrait d’amoindrir les difficultés sur le plan matériel. Nous sommes assez sensibles à cet aspect de l’hospitalité puisqu’il y a maintenant une trentaine d’année nous étions dans l’hospitalité du diocèse d’Agen avec lequel nous avons fait plusieurs pèlerinages à Lourdes en famille.

Odile Bailly –Nous vivons en Dordogne depuis 7 ans. Nous avons beaucoup voyagé, en France et ailleurs. Nous nous sentons à la fois très anciens dans le département et en même temps très nouveaux. Sur le plan paroissial nous avons une vie très remplie, nous allons peut-être devoir la mettre un peu en retrait pour pouvoir assumer notre nouvel engagement.
Si j’ai été nommée directrice, j’ai souhaité que nous puissions accomplir cette mission en couple. D’abord parce que je ne me sentais pas tout à fait d’attaque pour l’aborder toute seule, d’autre part, il me semble important, à notre âge de mener une telle mission en couple. Monseigneur Mousset n’y a pas vu d’objection, donc Claude a été nommé adjoint. Je souhaiterais qu’il puisse gérer la partie comptable du service qui est très importante. Je préfère m’occuper de la préparation pastorale du pèlerinage, nous allons donc essayer de nous répartir les tâches ainsi.

Ça fait plusieurs mois que Marie-Agnès m’a contactée pour réfléchir à prendre sa suite. J’ai hésité longtemps, puis finalement… D’autant plus que curieusement nous n’avons fait qu’un seul pèlerinage à Fatima pour le centernaire des apparitions. D’où mon étonnement face à ce premier appel. J’ai fini par accepter pour plusieurs raisons.

La première étant que Marie-Agnès voulait être remplacée. J’ai porté des responsabilités en Eglise dans différents secteurs et je sais qu’il arrive un moment où il faut qu’on soit remplacé. D’abord personnellement on en a besoin, en plus je pense que pour le service cet apport de sang neuf est un bien. J’ai donc été sensible à cette demande, je souhaite aussi pouvoir à mon tour être remplacée quand je le désirerai, sans attendre trop de temps et d’années.

La deuxième chose c’est qu’ayant vécu cet unique pèlerinage diocésain avec l’accompagnement de Marie-Agnès, j’ai constaté ce que cette démarche avait d’enrichissant. Il me paraissait difficilement concevable de laisser un diocèse sans service des pèlerinages, sachant ce que cela pouvait apporter dans une vie spirituelle.

Marie-Agnès, vous avez ainsi proposé leurs noms à l’évêque ?

Marie-Agnès Delgorgue – Oui, je ne savais plus vers qui me tourner car j’avais exploré toutes les possibilités en essuyant des refus. J’étais très ennuyée car je voulais vraiment arrêter et je craignais qu’il n’y ait plus de pèlerinages en 2019. Puis j’ai pensé à Odile, et cela s’est fait très vite. L’idée avait cheminé après le pèlerinage de Fatima en septembre. Je lui en avais touché quelques mots à la journée diocésaine et en juin elle a accepté.

Comment va se passer le passage de relais ?

M-AD – Le tuilage va se faire au cours de l’année 2019. Odile et Claude étant déjà nommés pour une mission de 6 ans, nous travaillons ensemble depuis septembre : formation, pèlerinage-école, congrès annuel à Rome (voir article page suivante). Ainsi nous allons faire une année complète.

OB – Marie-Agnès est très disponible et très présente : lors de notre formation à Paris, sur 8 diocèses qui lançaient de nouveaux directeurs, nous étions pratiquement les seuls à être accompagnés de cette façon. Certains découvraient la fonction seuls. Ce doit être terrible, certains jettent même l’éponge. Nous avons conscience d’avoir de la chance.

M-AD – C’est nécessaire car la mission même si elle est très belle et gratifiante, humainement et spirituellement, n’est pas simple à proposer.

OB – Le pèlerinage-école que nous avons effectué avec le diocèse de Langres (Haute-Marne), nous a permis de rencontrer une équipe similaire à la nôtre, elle directrice et lui adjoint, nous les avons vu fonctionner de manière très rôdée, c’était très intéressant.

Comment appréhendez-vous la mission ?

OB – Ce service me semble déjà bien fonctionner. Il faudra peut-être développer le lien avec les autres services. Je viens de l’équipe de Fleurir en liturgie, j’y suis très sensible. Dans ce cadre j’ai suivi une formation à Paris autour de la lecture de Laudato Si’… J’en ai parlé à la responsable, Mme Hitier, si elle ne souhaitait pas que l’on propose un pèlerinage un peu différent, dans un lieu où il y aurait matière à contempler la nature, entre pèlerinage et retraite. La pastorale des jeunes est peut-être un des services avec lesquels on pourrait travailler… Peut-être autour de la béatification de Madeleine Delbrêl.

M-AD – Les gens pensent souvent qu’un pèlerinage se fait à partir de la destination mais c’est surtout la dimension spirituelle qui est le moteur initial.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

OB – Beaucoup de joie dans notre mission pour supporter allègrement les contraintes !

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