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Du calme dans la maison commune !

Pour les chrétiens, le mois de septembre est consacré à une réflexion sur la sauvegarde de la création. Moment privilégié pour faire le point sur les actions entreprises et les urgences écologiques.

Si tout le monde s ‘accorde à reconnaître l’utilité de l’écologie en tant que science qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur environnement, il n’en va pas de même au sujet des écologistes : « L’écologie, oui ! les écologistes, non ! » martelait un participant à une émission télévisée récente. Il dénonçait ainsi la cacophonie et les dérives qui accompagnent souvent les initiatives écologistes : récupérations politiques, écologie punitive, catastrophisme déprimant, désaccord sur le terme d’écologie intégrale, questionnement sur le rôle de la bioéthique …Bref, la maison commune n’est pas un lieu de tout repos ; tout le monde lui veut du bien, mais les violons ne sont pas accordés et les dissonances troublent la paix souhaitée.

Qui pourrait nous aider à restaurer l’harmonie ?

Au moins un homme sur notre terre a su mettre en accord son amour profond pour la création et les créatures et ses engagements concrets dans sa vie. Le pape Jean Paul II l’a désigné comme saint-patron de l’écologie et le pape François s’est appuyé sur son exemple et les expressions de son célèbre cantique de la création pour rédiger son encyclique « Laudato Si ». Il s’agit de Saint François d’Assise.

Cette année 2025, les franciscains fêtent l’anniversaire des 800 ans de ce cantique. Belle occasion pour nous de le méditer et de l’accueillir à sa juste profondeur.

Saint François l’a écrit deux ans avant sa mort, au comble de ses souffrances physiques et spirituelles. Ce texte est un élan d’amour pour le créateur et ses créatures dont il se vit partie intégrante. Expression de sa gratitude pour le créateur, qui fait de toute créature des frères. Jamais encore on n’avait entendu célébrer de cette façon, frère soleil, frère feu, frère vent, sœur la lune et les étoiles, sœur eau, sœur notre terre.

Seul ce sentiment profond de fraternité universelle peut servir de base à une écologie harmonieuse et apaisée. Saint- François et ses frères l’ont vécu dans l’humilité et la pauvreté. Sommes-nous désillusionnés au point d’y voir une utopie ou sommes-nous encore capables d’y puiser une source d’inspiration et d’espérance ? C’est en tout cas un questionnement à dimension spirituelle qu’il convient de se poser.

Danièle Gatti

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