Photographie : Yvon Ribeyron (à gauche), en 2007.
Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ?
Je m’appelle Yvon Ribeyron J’ai 65 ans
Je suis marié depuis 38 ans et nous avons 2 enfant(s) et 5 petites filles
Profession : à la retraite depuis juin 2022. J’ai exercé le métier de facteur accordeur de pianos pendant plus de 42 ans.
Vous êtes ordonné depuis
le 28 octobre 2007
Comment appréhendez-vous votre mission aujourd’hui ?

Je constate que nous sommes en évolution constante dans notre façon d’agir, avec le recul de l’âge et son expérience face à la vie. C’est souvent une remise en route face à de nouvelles situations, de nouvelles attentes. Je ressens bien la nécessité d’une vie de prière avant tout. Si je ne laisse pas passer le Seigneur avant moi, alors c’est une croix qui va peser plus lourdement sur mes épaules. D’où la nécessité d’avoir une vie de prière, de ressourcement, de formation. Partir sur la route, comme nous invite le Seigneur, c’est partir avec le principal et l’essentiel de toute vie de disciple, reconnaitre une présence agissante du Christ sur le chemin. Jésus-Christ nous précède toujours dans notre mission, si nous voulons bien lui laisser cette place.
La mission c’est aussi une découverte de l’inconnu parfois, l’autre, le prochain est toujours un mystère, une personne aussi aimé de Dieu. Quel regard du cœur je vais donner, dans le respect, la patience, le discernement et le respect de la liberté des enfants de Dieu. La mission est reçue et ne me fais pas pour autant propriétaire de celle-ci. J’ai à rendre compte des talents qui m’ont été confiés, l’obéissance à cette nécessité est un espace de liberté pour tout protagonistes.
Depuis mon ordination c’est une longue découverte toujours inachevée, avec ses joies, ses difficultés, ses doutes parfois. Mais ma joie profonde tient à cette conviction que l’espérance en est le but. Cette espérance une grâce reçue au baptême et qui ne déçoit pas. La route est parfois longue et fatigante, mais combien est-elle légère, agréable et réconfortante quand on la vit avec des frères diacres, des sœurs et frères par notre baptême en Jésus-Christ. J’ai à me recevoir toujours d’un Autre et à donner ce que j’ai reçu. La thésaurisation n’a pas de place dans la vie d’un disciple du Christ. Ma mission principale aujourd’hui est délégué diocésain du catéchuménat. Une très belle mission dans un contexte de demande du baptême de plus en plus forte dans notre pays. Une belle expérience de rencontre et de découverte de l’action de l’Esprit Saint dans le cœur des femmes et des hommes d’aujourd’hui.
Quel diacre êtes-vous ?
Un chercheur de Dieu, pécheur pardonné et aimé. A vue humaine, je n’aurai jamais les qualités d’un leader, d’un super cadre d’entreprise. Non, mais je découvre chaque jour le strict nécessaire du pain quotidien qui me nourrit. Avec l’âge et le temps j’acquière la certitude et le besoin de me désencombrer de ce qui est vain. Je rends grâce pour ma vie de famille, l’affection partagée qui m’a permis de vivre mon ministère jusqu’à présent. Je rends grâce aussi pour toutes les personnes qui ont été sur ma route et qui m’ont donné la possibilité de recevoir le sacrement de l’ordre, je pense notamment au père André Fayolle qui parmi toutes ces personnes m’ont indiqué un chemin à prendre.