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Animés par l’Esprit-Saint,
marchons vers Pentecôte 2026 !

Animés par l’Esprit-Saint, nous avançons ensemble vers un grand rendez-vous de notre Église diocésaine : la Pentecôte 2026.
Dans ce message, notre évêque, Mgr Philippe Mousset, nous invite à entrer dans cette nouvelle année pastorale avec un double appel : marcher dans l’unité et ouvrir largement nos communautés à tous ceux qui frappent à la porte de l’Évangile.


Chers frères et sœurs, chers amis,

En célébrant la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, j’avais présent à l’esprit et au cœur la nouvelle année pastorale qui s’annonce. En effet, comment ne pas être profondément bouleversés par le grand mystère de notre Dieu qui, comme en témoigne le récit de la Visitation indissociablement lié à celui de l’Annonciation, se dépouille au point de prendre chair en Marie et, dans un même mouvement, la conduit à sortir d’elle-même pour aller à la rencontre de sa cousine Elisabeth, âgée et enceinte, afin de lui apporter un peu d’aide. Si nous contemplons ce mystère, nous comprenons alors que la mission à la rentrée 2025 – 2026 demeure fondamentalement Annonce et Visitation, Annonce et Rencontre. Et à la lumière de ces récits, nous sommes appelés à redécouvrir avec émerveillement que les rencontres que Dieu suscite au cœur de toute pastorale transforment tout autant celui qui reçoit l’évangile que celui qui l’annonce.

Le Pape Léon, dans son homélie pour la fête de l’Assomption, souligne que le beau chant du Magnificat que saint Luc met sur les lèvres de Marie, vient nous éclairer sur le fait que le mystère de la mort et de la résurrection du Christ est bien le cœur de toute mission parce qu’il « entre encore aujourd’hui dans notre monde. Les paroles et les choix de mort semblent prévaloir, mais la vie de Dieu interrompt le désespoir par des expériences concrètes de fraternité, par de nouveaux gestes de solidarité. Avant d’être notre destin ultime, en effet, la Résurrection modifie – corps et âme – notre façon d’habiter la terre ». Comment ne pas demander au Seigneur, par l’intercession de sa Mère, que le chant du Magnificat fasse rayonner de la lumière de sa Résurrection notre Eglise, nos paroisses et nos communautés, au seuil de cette nouvelle année pastorale et missionnaire, afin que nous puissions reconnaître et accueillir, dans chacune de nos communautés chrétiennes, au cœur même des incertitudes de notre temps, l’œuvre du Père et l’annoncer en paroles et en actes : Oui, vraiment, le Seigneur ne cesse pas de faire pour nous des merveilles !

Avec vous chers diocésains, je rends grâce au Seigneur pour cette année jubilaire toujours en cours, qui renouvelle l’espérance de notre Église et l’encourage dans sa mission. Sans faire la liste des nombreuses initiatives prises un peu partout dans le diocèse, je souhaite revenir, plus particulièrement, sur les pèlerinages vécus ces derniers mois, à Rome et à Lourdes. Qu’il s’agisse du Jubilé des diacres, ou encore du pèlerinage des collégiens et des adultes, ou plus récemment du Jubilé des jeunes (étudiants, jeunes professionnels…), ces différents temps de rassemblement à Rome ont été de vrais moments de grâce qui ont permis à tous les participants de vivre de très belles expériences ecclésiales et d’y puiser un élan missionnaire renouvelé. Je crois pouvoir dire que ce fut notamment le cas pour les catéchumènes et les néophytes, ainsi que pour les recommençants qui ont fait à Rome l’expérience de l’universalité de l’Eglise, à la rencontre de témoins si différents et pourtant unis dans la même foi ! Tous les pèlerins ont été ainsi confirmés et confortés dans la foi au Christ et stimulés à en témoigner dans ce monde qui en a tant besoin. Avec Rome, il y a eu aussi le pèlerinage diocésain à Lourdes, porté conjointement par l’hospitalité et le Service diocésain des pèlerinages. Je peux témoigner que ce fut, là encore, un vrai temps de grâce au cours duquel j’ai rendu grâce au Seigneur, avec la Vierge Marie, pour l’implication de plus en plus importante de jeunes au sein de l’hospitalité et donc, auprès des personnes malades, handicapées ou avancées en âge.

A la lumière des différents temps dont j’ai fait mémoire, comment ne pas nous rappeler, à la suite du Pape Léon, que « nous sommes l’Église du Seigneur, une Église de pauvres, tous précieux, tous sujets,  chacun porteur d’une Parole unique de Dieu. Chacun est un don pour les autres. » Et comment ne pas rendre grâce au Seigneur pour celles et ceux « qui œuvrent dans chaque communauté chrétienne pour faciliter la rencontre entre des personnes différentes par leur origine, leur situation économique, mentale ou affective. [Car] ce n’est qu’ensemble, en devenant un seul Corps dans lequel même les plus fragiles participent en toute dignité, que nous sommes le Corps du Christ, l’Église de Dieu. » (Pape Léon, homélie du 17 août 2025)

Forts du chemin déjà parcouru et enrichis par toutes les initiatives missionnaires prises dans nos paroisses, nos communautés, nos Services et nos mouvements, au cœur même des pauvretés et des fragilités dont nous faisons tous l’expérience, je vous invite, frères et sœurs, à rechercher toujours davantage, au début de cette nouvelle année pastorale, l’unité dans la diversité. Je crois, en effet, que c’est là un objectif qui doit nous mobiliser, afin de rendre visible une Église unie, signe d’unité et de communion, qui puisse devenir ferment pour un monde réconcilié. Comme le Pape Léon nous y invite, travaillons toujours davantage, au sein de toutes nos communautés, à abattre les murs qui, trop souvent, nous séparent et nous isolent les uns des autres ! Efforçons-nous, avec la grâce de Dieu, de reconnaître et d’accueillir nos différences comme autant de richesses à mettre en commun et à partager pour grandir dans cette communion qui est un don que Dieu nous confie pour que, dans le souffle de l’Esprit Saint, nous le fassions fructifier!

Avec ce premier objectif, je vous invite aussi, en ce début d’année pastorale, à être encore plus attentifs aux demandes d’accompagnement, sacramentelles ou non, qui se multiplient. Pour cela, aidons-nous à marcher au rythme de celles et ceux qui frappent à la porte de notre Église, à écouter leurs soifs et leurs attentes, à entrer en dialogue avec eux pour discerner et accueillir le travail de l’Esprit Saint en eux ! Oui, chers amis, dans toutes nos activités pastorales et malgré nos pauvretés et nos manques, ayons au cœur cet objectif d’accueil, d’accompagnement et de soutien. Je suis convaincu que cela nous conduira à être renouvelés dans notre mission de baptisés, en découvrant pour notre plus grande joie, souvent au-delà de toutes les apparences et contre toute espérance, que l’Esprit de Dieu est déjà là et qu’il est à l’œuvre dans bien des cœurs. Car « pour les hommes c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible » (Mt 19,26).

Voilà, chers frères et sœurs, chers amis, les deux objectifs que j’ai souhaités vous partager pour cette nouvelle année pastorale qui sera marquée par un rassemblement diocésain à la Pentecôte 2026. Je vous invite, dès à présent, à noter cette date du samedi 23 mai 2026.

La fête de la Pentecôte nous rappelle que l’Esprit Saint ne cesse pas de faire de nous un peuple en marche, uni dans la foi, la prière et la mission. Comme les disciples rassemblés au Cénacle, nous recevrons ce souffle qui renouvelle la face de la terre, et donc aussi, celle de notre beau Périgord.

Ce rassemblement prendra la forme d’un pèlerinage diocésain vers notre cathédrale Saint Front, en signe d’unité et dans un élan missionnaire renouvelé. Nous serons invités à vivre une marche spirituelle et fraternelle ouverte à tous, petits et grands, jeunes et moins jeunes, personnes bien portantes, malades, handicapées, avec une attention particulière à celles et ceux qui seront confirmés ce jour-là, ainsi qu’à tous ceux qui frappent à la porte de notre Eglise ! Nous aurons à cœur de faire en sorte que chacun puisse trouver sa place au sein de notre Eglise ! Dans cette perspective, tout sera mis en œuvre pour que cette marche vers la cathédrale soit aussi une marche où celles et ceux qui ne peuvent pas marcher, puissent y être associés autrement !

En confiant au Seigneur, par l’intercession de Notre Dame de Capelou, cette nouvelle année pastorale et le rassemblement de Pentecôte 2026, je vous assure de mon amitié fraternelle et de ma prière,

+ Philippe Mousset
Le 15 août 2025


Après ce message, je vous suggère quelques repères pour nous mettre en marche, dès à présent, vers Pentecôte 2026 : le samedi 23 mai à la cathédrale et le dimanche 24 mai dans les paroisses.

On ne perdra pas de vue les deux objectifs ci-dessous :

  1. l’unité dans la diversité, qui sera symbolisée, le moment venu, par la marche des pèlerins que nous sommes vers la cathédrale.
  2. être encore plus attentifs à celles et ceux qui frappent à la porte de notre Eglise pour solliciter un accompagnement, sacramentel ou pas, en prenant le temps de marcher avec eux.

L’idée de marcher pour se rassembler :

Dans l’Ancien Testament, la marche accompagne les évènements fondateurs du peuple d’Israël. Et, dans le Nouveau Testament, la marche devient la feuille de route de celles et ceux qui font le choix de suivre Jésus, comme pour mieux souligner que l’Église est en pèlerinage sur cette terre ! Marcher pour aller à la rencontre des autres afin de leur partager ce trésor que nous portons dans des vases d’argile et leur permettre ainsi de reconnaître celui qui fait route avec eux, Jésus, le Vivant ! Oui, l’Esprit Saint nous met en mouvement : il nous pousse à sortir de nous-mêmes et de nos réseaux habituels pour aller annoncer l’Évangile !

Ainsi, la marche de Pentecôte 2026 voudrait rassembler toutes les communautés de notre Église diocésaine et, avec elles, les chrétiens de longue date et les recommençants, ainsi que ces personnes qui frappent à la porte de l’Église. Nous sommes appelés à nous retrouver tous ensemble pour nous enrichir mutuellement dans la foi, l’espérance et la charité. Car c’est bien cette riche diversité qui permettra au Corps de demeurer dans l’espérance et d’être conforté dans la foi en ce Dieu qui ne cesse d’appeler et d’agir dans le cœur des hommes et des femmes aujourd’hui.

Oui, cette marche commune sera le signe visible d’un élan profond : celui d’un peuple de Dieu qui avance, conduit par l’Esprit, pour recevoir ensemble une force, celle de l’Esprit Saint, et en être les témoins…  (Cf. Actes 1,8).

Si l’Église est vraiment «Corps du Christ», alors chaque membre a sa place, et surtout les plus fragiles. Associer les personnes âgées, handicapées, malades ou isolées à la marche vers Pentecôte, c’est incarner profondément l’Évangile et vivre une démarche réellement synodale.

Voici quelques pistes concrètes pour que ces personnes soient pleinement associées, visibles et honorées, même si elles ne peuvent pas marcher physiquement.

  • Proposer aux personnes qui ne peuvent pas marcher (malades, handicapés, personnes en maison de retraite, détenus) de confier une intention, une prière, ou un objet (ruban, mot, dessin…) que d’autres pèlerins porteront pour elles. Ces personnes deviendront ainsi des « marcheurs spirituels ».
  • Pourquoi ne pas réfléchir, dès à présent, à la création d’une petite délégation de personnes fragiles (en fauteuil, accompagnées) qui rejoindra la dernière étape de la marche (parvis, rue proche de la cathédrale), en lien avec l’Hospitalité diocésaine, le Secours catholique, la Fraternité des malades et handicapés…

Préparer les cœurs

  • Des propositions seront faites pour le temps de l’Avent et celui du Carême, ainsi qu’au moment de l’appel décisif des catéchumènes.
  • Dans les jours précédant la Pentecôte, une neuvaine à l’Esprit Saint sera proposée, ainsi que des temps de prière en paroisse ou en ligne.

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