Chers diocésains,

Le 20 septembre prochain et jusqu’au 29, avec les évêques des Provinces de Rouen, Rennes, Poitiers, Tours et Bordeaux, je partirai pour Rome en visite « ad limina apostolorum ». Je serai porteur de toute la vie du Diocèse qui a été préparée dans un rapport de 109 pages déjà envoyé à Rome.

Mais que signifie donc « Limina », pluriel du mot latin « Limen » ?

Ce terme a plusieurs sens : le premier, c’est le seuil, puis, par extension, la porte, la demeure et l’entrée. Cette visite est le franchissement d’un seuil : l’entrée dans la demeure des Apôtres, avec sa paradoxale expérience de conscience de nos limites et de mise en perspective, de réserve et d’élan.

Je présenterai au Pape et à ses collaborateurs des divers dicastères notre Diocèse et leur donnerai l’occasion de partager la vie de notre Eglise, de connaître sa manière à elle de vivre le mystère pascal, ses réalités de croix et de Résurrection, de péché et de grâce, et ses questions et ses problèmes particuliers, ses événements marquants…

et notre joie de la mise en place patiente mais réelle des « Communautés pour aujourd’hui » !

Une telle visite est dynamisme. Elle est pèlerinage.

Son but, c’est de chercher toujours à mieux servir le Christ, à Le faire connaître, à L’accueillir dans nos vies, à Le porter aux autres.

Entre l’Evêque du Diocèse et l’Evêque de Rome, il y a le même souffle spirituel, l’appartenance au même collège épiscopal, succédant à celui des Apôtres. Ainsi, cette rencontre dépasse nos personnes.

Nous signifions le rapport intime d’Alliance qui existe entre l’Eglise particulière et l’Eglise universelle : le Pape comme chef du collège, garant de l’unité, principe visible de communion entre évêques ; l’évêque visiteur, comme membre de ce même collège, uni à Pierre et sous son autorité, tenu à la sollicitude envers toutes les Eglises, pasteur de son Eglise qu’il insère dans l’Eglise universelle qu’il représente.

Ainsi donc cette démarche concerne tout catholique de notre Diocèse. Elle doit éduquer et renforcer en chacun son sens de l’Eglise. Elle lui fait respirer l’air du large, et comprendre que sans l’Eglise, sans l’Amour de l’Eglise, sans sa foi et ses sacrements, il se dévitalise.

Ainsi pour tout évêque, aller à Rome, c’est aller se ressourcer sur la tombe des Saints Apôtres Pierre et Paul, colonnes de l’Eglise. J’en suis heureux.

Je vous emporte avec moi dans mes pensées et mes prières. Je compte sur les vôtres. Merci.

Et, bien sûr, à mon retour je vous rendrai compte de cette visite.

+ Michel Mouïsse
évêque de Périgueux et Sarlat