Le Père Philippe Demoures

Le Père Philippe Demoures, vicaire épiscopal pour le Sarladais

Cette semaine (au moment où j’écris ces lignes) nous était donné le livre de Tobie.

Il s’est laissé aller à un peu de repos un jour de Pentecôte, après avoir accompli sa mission. Mais les oiseaux lui ont brouillé la vue de leur fiente, et il est devenu aveugle. Cet aveuglement l’a enfermé sur lui-même, au point d’accuser sa femme de vol, et de ne pas croire sa parole. Il faudra qu’il sache se reprendre en se tournant vers Dieu, et en envoyant son fils en mission, vers l’accomplissement de sa vie, pour que tout s’arrange.

Nos aveuglements peuvent, nous aussi, nous empêcher de croire l’autre… Et seule l’action de Dieu nous en libère…

En Sarladais, l’été est déjà commencé. Ou plus exactement la saison estivale. Le mercredi, le samedi, jours de marché, la foule se presse. Les ponts du mois de mai ont fait merveille cette année pour attirer le monde à nos portes.

Cette année encore le challenge sera d’accueillir les touristes qui, parfois, rentrent et sortent pendant la célébration, font du bruit lorsqu’on souhaiterait du calme, provoquent des embouteillages au moment où on est un peu pressé…

Il faudra faire attention à nos aveuglements, et plutôt repartir en mission pour proposer la beauté, la joie, la vie du Seigneur, par l’accueil, la patience, la proposition. La fécondité sera alors certainement au rendez-vous.

La première joie que nous pourrons partager est celle de l’ordination de Nicolas. Nous l’accompagnons depuis plusieurs années, et plus spécialement cette année, où la communauté l’a vraiment découvert. Nous rendons grâce au Seigneur pour ce don fait au diocèse, mais aussi, un peu égoïstement, pour ce don fait actuellement à notre paroisse.

Le deuxième moment de joie à partager sera celui du festival Zikarto (Voir Eglise en Périgord N°11). Beau défi pour celles qui ont proposé ce projet et le portent, beau défi aussi pour notre communauté. Prions pour que les jeunes de la paroisse se l’approprient…

Le troisième moment de joie est à écrire, ainsi que les suivants. Soyons assez clairvoyants pour les discerner.

Philippe Demoures, vicaire épiscopal pour l’Ensemble pastoral du Sarladais