Françoise Liboutet

Françoise Liboutet

Il est nécessaire à chaque chrétien de trouver du temps pour Dieu ; ce n’est pas toujours facile au quotidien, me direz-vous… Pourquoi ne pas profiter de l’été pour vivre
des temps privilégiés de relation intime avec Lui ? L’art peut-il être une voie qui nous conduit à Dieu et nous aide à le rencontrer ?

« La beauté est un chemin et l’art est une médiation particulièrement riche et prometteuse…ce langage dit la chair que chaque époque a donnée à l’Evangile. Par
la variété des expressions de foi qu’il transmet, il donne consistance au chemin par lequel l’Evangile est venu jusqu’à nous… l’art n’est donc pas seulement un patrimoine
du passé. Il est aussi un carrefour culturel de la tradition vivante qui nous relie aujourd’hui à l’Evangile. » (Texte national pour l’orientation de la catéchèse)

Qui n’a pas, un jour, éprouvé devant un tableau, des vitraux, un morceau de musique, une émotion intime et forte ? Une porte s’est ouverte vers l’infini, vers une beauté qui nous touche au plus profond de nous-même et nous élève au-delà du visible.

L’art a une vocation : être un véritable chemin vers Dieu, source de toute beauté, et nous transmettre, en retour, un reflet de ce qu’Il est. Pour goûter cela, sachons développer en nous cette capacité d’écoute, de se laisser guider, posséder par une œuvre, un édifice ; l’expérience première est bien sûr, d’abord physique, charnelle, sensorielle mais il convient de prendre le temps du silence, de la réceptivité gratuite, de se laisser toucher, de laisser place à l’imagination, à l’émotion…

Le langage artistique est langage de foi ; les édifices construits au fil des âges sont des témoignages de foi des bâtisseurs mais ils sont aussi le lieu de la présence et de la rencontre du Christ. Tout ce qui se trouve dans une église est source d’expériences sensibles qui nous ouvrent au mystère.

« Le monde dans lequel nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans la désespérance » ; tel était le message des Pères conciliaires aux artistes en 1965.
Que les trésors artistiques que nous serons amenés à découvrir dans le Périgord (1) ou ailleurs, ne soient pas seulement source d’enrichissement culturel mais nous permettent de renforcer notre dialogue avec Dieu et contempler un rayon de la beauté divine.

Françoise Liboutet
Membre du Conseil Episcopal
Responsable de la Pastorale du Tourisme

(1) Il est possible de se procurer à l’évêché, au Centre Départemental du Tourisme ou
dans les Offices de Tourisme le livret « Patrimoine religieux des 4 Périgord ».

Eglise en Périgord – n°13 – 23 juin 2012