Le Père Jean-Marie-Bouron

Le Père Jean-Marie-Bouron

Une année vient de s’achever laissant derrière elle son cortège habituel d’évènements heureux et de jours
douloureux.

Aujourd’hui encore, au Moyen-Orient et sur le continent africain, le bruit des armes provoque l’émigration des populations les plus pauvres et semble réduire à de « vœux pieux » nos désirs de paix et les souhaits de bonheur que nous avons partagés aux premières heures de la nouvelle année.

En 2013, nous avions mis le « Cap sur l’Espérance ».
Nous maintiendrons ce cap cette année encore.

Nous le maintiendrons confortés par le sourire de ces deux visages qui ont fait la une des médias aux derniers jours de l’année écoulée : le visage de l’homme en blanc qui, à Rome, « préside à la charité » et le visage de l’homme noir qui vient, en Afrique, d’entrer dans son éternité : le pape François et Nelson Mandela. Deux témoins « souriants et contagieux », nous invitant, chacun à leur manière, à « espérer contre toute espérance », à faire confiance activement, comme eux, à un « à venir » que nous ne connaissons pas encore.

Renonçant à la vengeance, Mandela libéré avait pris résolument le chemin du pardon. Proposant la réconciliation à sa nation divisée, il ouvrait ainsi à ces concitoyens d’Afrique du Sud la promesse d’un avenir de paix et de justice auquel chacun doit, encore aujourd’hui, apporter sa pleine contribution.

Appelé à servir l’Eglise à un moment particulièrement éprouvant de son histoire, le pape François nous invite à « prendre les maux de notre monde – et ceux de l’Eglise – comme des défis pour croître, pour aimer et pour retrouver l’Espérance… une espérance qui n’est pas de l’optimisme, mais une attente ardente dirigée vers la révélation du Fils de Dieu. »

« Espérer, écrit François, c’est être tendu vers cette révélation, vers cette joie
qui remplira notre visage de sourires. »

Au cours de l’année qui commence, nous aurons certainement de multiples occasions de maintenir le Cap sur l’Espérance et de rendre compte de l’espérance qui est en nous : enjeux des différentes élections, débats espérés autour de nouveaux projets de lois… Nous le ferons « non pas comme des ennemis qui montrent du doigt et condamnent », mais, comme nous y invite l’apôtre
Pierre, « avec douceur et respect (1P. 3, 16). »

Au seuil de cette nouvelle année, demandons la grâce et la joie d’être, en vérité, des témoins, des serviteurs et des artisans d’Espérance. Pour nous, pour notre Eglise diocésaine et pour tout le Périgord, pour notre pays et pour tous ceux que notre travail ou nos engagements placeront à nos côtés, Heureuse et sainte année !

P. Jean-Marie Bouron
Secrétaire Général