Monseigneur Philippe Mousset, évêque de Périgueux et Sarlat, a confié au Conseil diocésain de la Diaconie la mise en place d’une organisation ouverte favorisant l’accueil des migrants. Dans son appel du 17 septembre 2015 – « Le Périgord, une terre hospitalière… » -, Monseigneur Mousset invitait à « un véritable partenariat » et missionnait le Conseil diocésain de la Diaconie pour créer « une cellule de référence dans le diocèse afin de pouvoir conseiller la mise en œuvre d’un accueil et d’un accompagnement » des migrants.
Cet appel a été confirmé lors de la rentrée diocésaine du 3 octobre qui s’est déroulée à Coulounieix-Chamiers au cours de laquelle Monseigneur Mousset a adressé aux Paroisses un message pour l’accueil des migrants en Dordogne. (voir texte suivant).

“Chers amis,
Le Périgord est connu et reconnu pour être une terre hospitalière.
Aujourd’hui c’est face à l’accueil des réfugiés que nous sommes convoqués.
C’est bien notre vocation que de nous ouvrir aux difficultés de ce peuple de migrants. Nous ne connaissons pas la réponse complète, mais nous devons travailler tous ensemble pour la trouver.
Faire humanité ensemble pour l’accueil des réfugiés pour soutenir leur accompagnement social et humain.
Les besoins sont importants, aucun acteur seul ne peut avoir une réponse complète dans le temps, c’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire d’avancer ensemble, dans la complémentarité.
L’Eglise du Périgord ne dispose pas des moyens et des compétences pour organiser seule un accueil de qualité. Par ailleurs, beaucoup de chrétiens sont déjà engagés dans de nombreuses structures de proximité laïques ou confessionnelles.
Il est nécessaire de travailler ensemble pour créer ou renforcer des partenariats entre les associations caritatives et à but social. Il est indispensable de permettre une concertation et une information entre les acteurs sur les dispositifs mis en œuvre par les pouvoirs publics et sur la façon dont chacun peut utilement les compléter.
Je suis sûr que les chrétiens du Périgord sauront s’associer pour réaliser un véritable accueil inconditionnel, respectueux des religions, des nationalités ou des origines.
Pour que cet accueil soit respectueux des personnes et pas seulement la réponse à une émotion ressentie, il faut favoriser la mise en place de coordinations locales qui permettent des solutions concrètes et durables. Car ce drame est d’une telle ampleur qu’il ne se résoudra pas en quelques semaines.
Les initiatives se multiplient pour faciliter l’accueil des réfugiés, il faut les coordonner, mais la question se pose déjà d’organiser dans la durée cette solidarité.
Ainsi le diocèse met en place « une cellule de référence » afin d’aider à la coordination des initiatives prises localement. Cette cellule pourra être sollicitée en raison de l’expérience de ses membres et de sa mission. Il y a là tout un champ de collaborations avec les services de l’Etat et les associations caritatives non confessionnelles.
Que toute initiative en ce domaine soit partagée au plan diocésain. Qu’en ce début d’année pastorale les mots de générosité et de fraternité soient vécus par chacun.”

+ Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux et Sarlat