Sur ce chemin de l’Avent vers Noël, la Vierge Marie nous devance, « La première en chemin » comme nous le chantons.

Elle nous ouvre la porte de la Vie, la porte du « Verbe de Vie ».

Au premier apprentissage de la lecture et de l’écriture, le « verbe » apparaît au coeur de toute phrase ; à l’école, déjà tout petits, nous découvrons son rôle essentiel pour toute compréhension. Sans verbe, nous ne pouvons pas communiquer, nous ne pouvons pas penser, agir… Exemple : l’enfant « aime » ses parents. Si l’on élimine le verbe, restent les personnes, sans âme, sans relation entre elles, sans ce lien d’amour et d’affection que manifeste ce mot « aimer », le verbe.

La fête de l’Immaculée Conception, placée liturgiquement au début de l’Avent, (8 Décembre), proclame la grâce de la préservation du mal originel, du péché originel, au coeur de Marie, dès sa conception.

L’Esprit Saint a fait comprendre à l’Eglise, à la lumière de la Foi, ce mystère.

Dieu, a voulu ajuster ainsi le coeur de Marie à accueillir, par l’Esprit Saint, le « Verbe de Vie », le « Saint de Dieu ».

Comme le verbe dans la phrase, image pâlotte face à la grandeur de ce mystère, le Verbe de Vie nous est donné comme « Emmanuel », Dieu avec nous ! Sauveur, Roi de l’univers, comme nous le célébrons au sommet de chaque année liturgique.

Marie nous donne le Verbe de Vie et nous conduit au Verbe de Vie, Parole incarnée du Père Créateur et source de toute vie.

Ce dernier restaure dans le coeur de Marie, dès le début de sa vie, cette harmonie naturelle rompue par le péché. Ainsi depuis la création, nous sommes toujours engagés dans ce combat pour la vie contre tout mal.

En ce temps de l’Avent, ravivons en nous le désir de conversion « ad ventus », vers la venue de Celui que Jean Baptiste nous montre comme « Agneau de Dieu », et que Jean l’évangéliste nomme « Verbe de Vie », au début de son évangile.

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. Le Verbe s’est fait chair… et LE MONDE NE L’A PAS RECONNU. Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » (Jean 1, 1….à 14)

« Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé. » (verset 18)

LE RECONNAÎTRONS NOUS ?

Michel Robert,
Vicaire épiscopal pour l’ensemble pastoral du ribéracois.

Paru dans Eglise en Périgord n°23 – 8 décembre 2012