LA SEMAINE SAINTE commencera ce dimanche, celui des Rameaux, et se terminera par la fête de Pâques qui est, pour les chrétiens de toutes confessions, la « fête des fêtes ». La mort et la Résurrection du Seigneur constituent le cœur de notre foi. Par le baptême, nous avons été plongés dans ce mystère et c’est ce même mystère dont nous faisons mémoire chaque dimanche et à chaque messe.

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  • Le jour de Rameaux, nous entrevoyons un chemin de bonheur, nous reconnaissons en Jésus le Sauveur ; « Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! » Et pourtant, dans un même mouvement, s’expriment les forces de peur et de mort qui traversent l’humanité. Le Christ y répond par Son Amour. C’est ainsi que la prière de l’Eglise, ce jour-là, s’appuie dans un même élan sur les récits de l’entrée du Christ à Jérusalem et de Sa Passion.
  • Lundi, Mardi et Mercredi Saints, trois jours pour décider vraiment de revenir dans l’intimité de Dieu : trois jours d’intériorité et de sobriété parce que l’attente du grand mystère de la Résurrection en a besoin. Le Mardi-Saint (pour des raisons pastorales nous ne pouvons pas célébrer cette messe le Jeudi-Saint), nous sommes tous invités à la célébration de la messe chrismale à 10 h 30 à la Cathédrale Saint Front.
  • La liturgie appelle Triduum pascal les tous derniers jours de la Semaine Sainte.
    Ces trois derniers jours avant la Pâques du Christ, nous réaffirmons et nous contemplons ce que nous confessons chaque dimanche dans le Credo. Je crois en Jésus-Christ qui « a été crucifié… a été enseveli… est ressuscité des morts ». C’est au VIIème siècle que s’est ajoutée définitivement au Triduum la célébration de la Cène du Seigneur, le Jeudi-Saint.
    Le Triduum n’est pas une succession de célébrations.
    C’est plutôt une célébration de la Résurrection qui dure trois jours.
    Chaque étape est toujours dans la perspective de la victoire du Christ sur la mort.
    Le Triduum pascal, c’est notre Pâques à nous ; nous ne sommes pas des spectateurs, nous sommes appelés à nous tenir le plus proche du Christ.
  • La vigile de la Résurrection est un long temps de veille, une attente dans la nuit : attente de la Résurrection du Christ dont nous ferons l’expérience dans la célébration des sacrements et dans les signes de Sa présence.
    La lumière qui prend le dessus est le Christ Vivant.
  • Le souvenir des merveilles de Dieu, entendues dans la lecture des Ecritures, vient fortifier notre espérance.
    L’eau nous fait accueillir la bénédiction de Dieu et revivre au présent la proximité du Christ nous rappelant que nous avons été plongés dans la vie plus forte que la mort depuis notre baptême.
    Le chant de l’alléluia nous envahit, louange au Dieu vainqueur. La célébration de l’Eucharistie se fait appel à communier au Corps et au Sang du Christ ressuscité.

Dans la nuit de l’humanité, la vigile pascale est le déploiement progressif de cette révélation que nous proclamons légers et forts au matin de Pâques : « Aujourd’hui, Dieu notre Père, tu nous ouvres la vie éternelle par la victoire de Ton Fils sur la mort. »

Faisons de la Semaine Sainte un temps fort de notre vie chrétienne, un moment source de notre expérience de Foi pour vivre dans l’amitié et la compagnie du Christ qui donne Sa vie pour tous.

Et bonnes fêtes de Pâques !

+ Michel Mouïsse
Évêque de Périgueux et Sarlat