christian-belaudAvec la rentrée scolaire qui vient de s’effectuer, une autre rentrée se dessine, celle de la catéchèse pour les enfants et l’aumônerie pour les plus grands. Si tout le monde semble d’accord pour reconnaitre que l’enfant a des droits, droit à la santé, droit à l’enseignement… moins nombreux sont ceux qui reconnaissent que l’enfant a des droits spirituels. Mais il est bien évident que le droit de l’enfant à croire n’est réellement pris en compte que si on lui offre la possibilité de choisir et donc si on lui fait une proposition
de foi.

Le premier endroit où cet éveil à la foi peut se vivre, c’est la famille. Mais il y a aussi la paroisse, la communauté chrétienne, la catéchèse, l’action catholique de l’enfance, le scoutisme… Si le développement spirituel de l’enfant n’est pas assuré convenablement, on peut penser que cela tiendrait au fait que les lieux d’éveil à la foi -car ils existent- ne sont pas assez connus ou utilisés. Les enfants ont droit à la catéchèse, ils ont droit à ne pas rester ignorants de ce qu’est la foi chrétienne. Qui est Dieu ? Qui est Jésus-Christ ? A quoi correspondent nos fêtes de Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte… Oui, l’enfant a droit à être catéchisé.

Aujourd’hui la catéchèse n’est pas un apprentissage de questions et de réponses, mais l’apprentissage de la connaissance d’une Personne, Jésus-Christ, avec laquelle on entre en relation, une Personne présente à notre vie de tous les jours, qui nous aime en premier et que nous pouvons aimer. Dieu s’intéresse à tout ce que nous faisons, à tout ce qui nous fait grandir. Logiquement, chaque chrétien a le souci de regarder autour de lui, de connaitre les enfants susceptibles d’accueillir la proposition de la foi, c’est-à-dire susceptibles de faire de la catéchèse, d’aller au « caté » comme on dit, parce qu’ils sont en âge de la suivre avec leur entrée en C.E.2.

Certes, ce sont les parents qui sont les premiers responsables de l’éducation de la foi de leurs enfants. Les parents aiment suivre leur enfant dans cette démarche catéchétique disent que c’est profitable pour eux d’abord. Cela leur permet, disent-ils, de remettre leur foi à jour et de prendre conscience de l’importance de la dimension « Eglise ». C’est aussi le rôle de la communauté chrétienne de faire vivre, chez les enfants, cette relation avec Dieu par la prière et la participation aux célébrations à l’Eglise. L’enfant a droit au baptême, mais à quoi sert le baptême si l’enfant n’entre pas en relation avec Jésus-Christ, avec la vie de l’Eglise dans laquelle il entre, au jour de son baptême ? Il ne faut pas attendre la rentrée du « caté » pour parler de Dieu à l’enfant.

Certains parents s’interrogent parfois s’ils peuvent envoyer leur enfant au « caté » car celui-ci n’est pas baptisé. Bien sûr que oui, car c’est au caté que l’enfant apprend à connaitre Jésus-Christ et, en équipe, avec d’autres enfants de son âge, il préparera son baptême. Aussi, à tous les enfants qui sont en âge de venir au caté, j’adresse cet appel : tu veux découvrir qui est Jésus-Christ, vivre l’Evangile, apprendre à prier célébrer et partager, rencontrer des chrétiens, poser des questions et écouter celles des autres, alors viens au Caté, il y a une place pour toi.

Père Christian Belaud
Vicaire épiscopal pour l’ensemble pastoral du Périgord Vert