Tel est le thème choisi par notre pape pour la journée mondiale de la communication qui est fixée cette année au dimanche 28 mai.
Cette journée a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise Catholique. Au cours de cette journée, les chrétiens sont invités à découvrir les médias et supports de communication proposés par l’Eglise. Ils sont aussi conviés à prier pour les professionnels de la communication et à récolter des fonds pour soutenir l’action du service de communication de notre diocèse.

Dans un film de Wim Wenders ‘Les ailes du désir’ deux anges font leur ’20h’ et, surprise, ils ne retiennent que les bonnes nouvelles vues sur la terre des hommes pour s’en émerveiller. On rêve parfois d’un tel ’20h’ sur nos grandes chaînes nationales et mondiales ou encore sur les déferlantes des réseaux sociaux qui se plaisent à diffuser de fausses nouvelles qui finissent par faire de sales tâches sur la grande toile.
Dans son message le pape François exhorte chacun à une communication constructive qui favorise la culture de la rencontre. Il faut bien se rendre à l’évidence, dans nos journaux et sur tous les supports les bonnes nouvelles sont aussi rares que “des arêtes dans une dinde”, comme l’écrivait Daudet.

Notre pape nous invite, et c’est nécessaire en ces temps où l’horizon échappe à nos yeux, “à dépasser ce sentiment de mécontentement et de résignation qui nous saisit souvent, nous plongeant dans l’apathie et provoquant la peur ou l’impression qu’on ne peut opposer de limites au mal”. C’est ainsi qu’il précise que “la réalité, en soi, n’a pas de signification univoque. Tout dépend du regard avec lequel elle est saisie, des ‘lunettes’ à travers lesquelles on choisit de la regarder : en changeant les verres, la réalité aussi apparaît différente”.
Pour nous les chrétiens, les lunettes appropriées pour déchiffrer la réalité, “ne peuvent être que celles de la Bonne Nouvelle, celle par excellence : ‘Evangile de Jésus,Christ, Fils de Dieu ‘ (Mc 1, 1). Cette Bonne Nouvelle qui est Jésus lui-même n’est pas bonne car dénuée de souffrance, mais parce que la souffrance est vécue dans un cadre plus large, comme partie intégrante de son amour pour le Père et pour l’humanité”.

Oui, n’hésitons pas à fuir la sinistrose qui abime notre confiance en nous et en celle de nos frères humains. Mettons autant d’énergie à répandre les bonnes nouvelles que celle que nous mettons à diffuser ou à commenter les mauvaises.
Cultivons avec patience l’espérance dans le jardin de nos cœurs et ne doutons plus que Tout Amour prend racine !
Le pape François ajoute : “l’espérance est la plus humble des vertus, car elle reste cachée dans les plis de la vie, mais elle est comme le levain qui fait lever la pâte”. Nous pouvons cultiver cette vertu en faisant de la Bonne Nouvelle une vraie nourriture pour nos vies et celles de nos frères, en faisant de l’Évangile un phare dans l’obscurité du monde. Et notre pape de redire “qu’il est possible d’apercevoir et d’éclairer la Bonne Nouvelle présente dans la réalité de chaque histoire et dans le visage de toute personne.”

Abbé Christian Dutreuilh, Délégué Épiscopal à l’Information
Publié dans Eglise en Périgord , N°5, 2017