La fête de la Toussaint a toujours une odeur de chrysanthèmes…

Je lui associerais plus volontiers un parfum de roses, plus agréable, parce qu’elle est la fête de la sainteté, la fête de l’amour arrivé à sa perfection !

Le lendemain, nous célébrons la fête de tous les défunts. Plus précisément, de ceux qui ne sont peut-être pas encore entrés dans le bonheur éternel, mais en bonne voie pour. C’est bien sûr cette fête-là qui « attire » les chrysanthèmes.

Chaque année, nous y faisons mémoire de nos chers disparus. Notre prière peut vraiment les aider, si c’est encore nécessaire, à goûter plus vite les joies du Ciel. Leur cœur bénéficie d’une dernière purification, en apprenant à aimer sans limite, à aimer le Ciel et tous ses habitants, Dieu premier servi : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ! ».

Parmi les habitants du Ciel, ils retrouveront aussi certains de leurs « ennemis ». Et ils les aimeront ! Leur cœur sera devenu justement assez pur pour les trouver aimables ! Et c’est avec une vraie joie qu’ils s’assiéront à leur côté, pas fâchés de bavarder une éternité avec eux.

Ils rencontreront également là-haut la multitude de ceux qu’ils n’ont jamais rencontrés – ou remarqués – ici-bas. Et leur cœur sera devenu assez large pour les aimer, avec la même sincérité que Dieu, qui les a créés, chacun, comme s’il était son enfant unique…

Vous l’avez compris, la fête des défunts est si proche de la Toussaint parce qu’elles sont liées : la foule des défunts tend à se mêler peu à peu à l’immense assemblée des saints. Notre prière y contribue. Celle des saints, déjà parvenus à bon port, également. Leur amour débordant passe, comme par osmose, dans les cœurs qui ont encore besoin d’apprendre à aimer comme on aime au Ciel…

P. Sébastien Revirand, vicaire épiscopal pour l’Ensemble pastoral du Périgord Centre